Aidons les jeunes qui veulent s'en sortir !
PAR JACQUES KOSSOWSKI
Maire de Courbevoie
Député des Hauts-de-Seine
Les événements très graves qui secouent les banlieues de nos villes et mettent à l'épreuve l'avenir de notre pays nous autorisent aujourd'hui à poser la question de l'efficience des politiques de la ville menées depuis maintenant plus de vingt ans. Si elles ont sans doute permis des progrès, notamment dans le domaine du cadre de vie, force est de constater qu'elles n'ont pas suffi à empêcher les dramatiques émeutes auxquelles nous assistons, et dont nous sommes collectivement victimes.
Alors, que faire ? D'abord, aucune faiblesse ne peut être admise à l'égard des délinquants, qui doivent être jugés et punis avec la plus grande sévérité. La sanction a nécessairement une vertu intimidante, tandis que l'impunité est une forme d'incitation à la récidive, dans un système où le défi aux institutions est un gage de reconnaissance. Par exemple, il nous faut réviser de toute urgence notre Code pénal, afin de l'adapter à l'âge des personnes arrêtées. Quand on est capable d'incendier une école, une bibliothèque ou une entreprise, lorsqu'on met sciemment en danger la vie d'autrui, ce n'est plus l'âge qui constitue le critère principal à prendre en compte, mais l'infraction commise. Du lancement du «développement social des quartiers» dans les années 80 jusqu'à l'actuelle politique de cohésion sociale, tous les gouvernements qui se sont succédé, avec la meilleure volonté, ont sans doute ralenti un processus, mais ont échoué à l'enrayer. Le droit d'inventaire est d'autant plus justifié que cette politique a un coût particulièrement élevé pour la collectivité, c'est-à-dire pour le contribuable : en 2005, il était de 6 milliards d'euros, en cumulant les diverses sources de financement, Etat, collectivités locales et fonds structurels européens. Ensuite, un effort doit être porté sur celles et ceux qui, sur l'ensemble de l'Hexagone, des banlieues jusqu'aux campagnes, veulent s'en sortir, malgré l'adversité. Il est impératif que l'Education nationale agisse en particulier en direction des jeunes qui prouvent, à travers leurs résultats scolaires, une volonté et une aptitude à réussir. Ainsi que l'a proposé le premier ministre, ces élèves pourraient recevoir les moyens de leurs ambitions, grâce à une augmentation significative du nombre de bourses allouées et à la multiplication des internats d'excellence. Pour ma part, je suis convaincu que ces internats, situés en dehors de leurs cités, leur donneraient la possibilité de poursuivre leurs études dans des conditions optimales. Un enfant brillant dont la mère est au chômage et dont le frère aîné vit de trafics est en danger. Au contraire, s'il sort de ce milieu, ses chances de réussite et d'insertion deviennent réelles. Un système d'exemplarité se met alors en place, le trafiquant est marginalisé au lieu d'être valorisé, et l'ascenseur social redevient une réalité. Nous pensons en particulier que l'internat, conçu de manière positive, serait d'une extrême utilité pour les jeunes filles qui, outre le climat délétère qu'elles subissent, sont soumises à des contraintes d'ordre culturel qui les empêchent souvent de se réaliser, quand bien même elles en auraient les capacités.
La politique de la ville, qui s'est articulée pendant des années autour de l'assistanat et de l'acceptation de la ghettoïsation, montre, aujourd'hui plus que jamais, ses limites. Au vu de ce bilan, les Français ne comprendraient pas qu'on leur demande des efforts supplémentaires pour poursuivre dans la même direction. La priorité est de réprimer les actes intolérables, mais aussi d'encourager ceux qui veulent véritablement s'en sortir. Ouvrir des perspectives aux plus méritants constituerait également un formidable espoir pour l'ensemble des jeunes des quartiers. Faisons le pari d'aider les meilleurs : peut-être est-ce une de nos dernières chances !
Le Figaro [14 novembre 2005]
Bonjour
d'après le titre de votre article vous voulez aider les jeunes à s'en sortir, donc puis-je vous poser une question.
En ce moment je vis au HAVRE en Normandie, en septembre je viens vivre seul à courbevoie car j'ai été admis à l'école Leonard de vinci mais je n'ai aucun logement et mes parents de me soutiennent pas dans cette démarche alors pouvez-vous m'aider?
merci de répondre à: faustineloieau@aol.com
Rédigé par:CORNU | le 12 juillet 2006 à 17:03
bonjour je n'ai toujours pas de logement et ma rentrée est vendredi pouvez-vous m'aider?
Je vais à l'école 'ingenieur léonard de vinci
Rédigé par:Thomas | le 04 septembre 2006 à 16:53
nous ,nous voulons nous en sortir mais comment faire dans ne ville qui depuis 7 annees ne nous donnes pas de logement ? sachant que nous sommes dans un t2 a trois dont ma puce de 20 mois et a ce jour elle dort avec moi dans mon lit,alors au lieu de s occuper des jeunes delinquants faudrait peut etre regarder dans quelle situation vivent leur parents !!!!!!
Rédigé par:t | le 07 mars 2007 à 13:47